Journal. Prologue (1)

Compte tenu  de la période des vacances et comme je me prépare à aller vivre au Rwanda pour une année à compter du mois d’août prochain, je me dois d’interrompre mes billets. Je vous propose donc une reprise du journal déjà publié sur ce blogue en 2006. À tous, je souhaite un été des plus reposant et ressourçant.

Je me propose de vous livrer un texte écrit il y a quelques années et qui présente le cheminent spirituel d’un frère. Il y voit un devoir de témoigner de cette grâce toujours offerte par Celui seul qui peut changer nos destinées. À chaque lundi j’en présenterai un extrait. En voici donc le prologue en guise d’entrée en matière :

globeParce que tu as aimé cette terre Seigneur, voilà qui me donne d’espérer quand je sens ma foi vacillante. À voir vivre tes enfants rieurs, comment ne pas sentir la tendresse de ton regard posé tout doucement sur chacun d’eux. Tu es là ! Je le crois. Et je devine ta joie, car c’est ma joie. Et je connais ta peine lorsqu’ils souffrent, car c’est la mienne, et elle ne peut venir que de Toi.

Et du plus profond de mon impuissance monte en moi cet appel à les consoler avec Toi ! À prendre avec Toi ce poids de douleur qui accable notre Terre jusqu’à plus soif. Mais je te découvre plus pauvre que moi. Plus pauvre que moi dans ta toute-puissance. Et ton amour n’en finit plus d’attendre les deux mains clouées sur le bois. Qui donc prendra sur lui le poids de ta croix? Faut-il être entré dans ta gloire pour mesurer le poids infini de ta souffrance et trouver la force de l’assumer avec Toi?

Pourquoi te cacher derrière ce silence qui enveloppe l’univers comme si, sur le point de parler, tu retenais ton souffle, l’espace d’un instant. Un instant d’éternité où l’Homme attend les yeux tournés vers le ciel…

Pourtant, tout dans l’univers ne s’écrie-t-il pas: « Gloire! »

« Des astres créés, aux rires des enfants, contemplez Celui qui vient! Celui qui Est! Contemplez! Il est là, aux portes du monde, et vous êtes chez Lui. L’univers est son jardin et l’Homme, un promeneur solitaire qui cherche son chemin. N’entendez-vous pas sa voix? »

Et l’Homme, reste là, hébété au cœur du jardin, soûlé par le poids de sa vie, ne sachant plus où regarder quand tout, autour de lui, l’appelle vers Toi.

Nous aurais-tu donc créés aveugles?

Pourtant, un jour, mes yeux ont vu. C’était de nuit. C’est bien connu, tous les saints le disent, tu ne viens que de nuit. Tu es venu vers moi parce que je t’avais appelé, je t’avais supplié… Il y a de çà longtemps, et c’est maintenant, tellement le souvenir en est vivace. Ton Nom alors s’est gravé en ma mémoire, en moi qui ne suis rien, une passion inutile d’après certains. Tu es venu au cœur de ma faiblesse et de ma peur. Tu as dit les mots qui seuls pouvaient me relever : j’étais aimé de Toi !

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