Journal (20)

LES SUITES ET LES CONSÉQUENCES

Afin d’abréger un peu mon récit, je vais résumer ici les six premiers mois qui suivirent ma conversion. Tout d’abord, dès le début, je voulus devenir pasteur. Ma découverte était tellement extraordinaire que le psychologue que j’étais, et qui avait voulu consacrer sa vie au bien-être affectif des humains, découvrait qu’il y avait un bien-être encore plus important, plus fondamental, le bien-être spirituel. Il me fallait donc intégrer cette dimension, trop longtemps négligée, dans ma conception de l’être humain. Pour moi, c’était en devenant missionnaire. Cet appel je le porterais jusqu’à son accomplissement, neuf ans plus tard, en entrant au noviciat des Dominicains. Un long cheminement, car il y aurait bien des obstacles sur ma route.

Une conséquence de cette conversion fit une malheureuse. Remettant en question ma relation avec Hélène, je lui ai annoncé la nouvelle, croyant qu’elle comprendrait. J’avais tendance à tout spiritualiser. Sa réaction fut très vive, violente même, et la rupture fut très pénible. Je pense qu’elle ne me pardonna jamais. Mais je n’avais pas le choix. Ma nouvelle vie m’imposait de nouvelles normes au plan moral et je ne pouvais dévier les interpellations de l’Évangile fusse par amour pour Hélène.

Par ailleurs, cette rupture avec Hélène, me rendait impossible ma fréquentation de la petite communauté pentecôtiste où j’allais. Je ne voulais pas imposer ma présence. J’allais donc dans d’autres églises et, en même temps, je faisais un cheminement avec les charismatiques catholiques. Ma fréquentation des catholiques, mes discussions avec des prêtres et des amis-ies, surtout avec Clovis le père de Pierre, en plus de mes lectures et de la prière intense, tout cela m’amena à renouer avec l’Église catholique et après six mois chez les pentecôtistes, j’allais voir mon pasteur pour l’aviser que je retournais à l’Église catholique. Sa déception fut très grande et il me mit en garde du risque de perdre mon âme. Nous nous sommes laissés sans qu’il m’invite à entrer chez lui. Mais j’étais heureux. J’avais fait le bon choix, j’en étais certain et une grande paix m’habitait.

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