Homélie pour le 2e dimanche T.O. (A)

Apprendre qui est Jésus

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 29-34)

    En ce temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

COMMENTAIRE (Homélie donnée il y a six ans)

Il y a trois ans, à quelques jours près, c’était l’entrée en fonction d’un nouveau président élu des Américains. Depuis longtemps on parlait de lui. Il inquiétait par ses manières étranges et on ne savait plus trop quoi penser à son sujet. Il nous restait à voir comment il serait sur le terrain quand il occuperait définitivement le poste. Le connaissions-nous vraiment? C’était la question que nous pouvions nous poser. Tout en nous disposant au mieux à son égard, il nous fallait peut-être réapprendre à le connaître à la lumière des gestes qu’il allait effectivement poser en tant que président.

C’est un peu ce qui se passe avec Jésus de Nazareth dans la liturgie d’aujourd’hui. On en est au niveau des présentations. Par-delà le temps de Noël et de l’enfance de Jésus, nous sommes au seuil de sa vie publique. Il a pris pleine figure et dimension d’homme. Mais notre foi nous fait voir davantage en lui. Il est le Fils de Dieu, il est le Verbe fait chair, le Serviteur, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. S. Paul dira qu’il est celui en qui nous sommes sanctifiés. Il est notre Sauveur, étant tout à la fois Dieu et homme. Il a de l’effet dans nos propres vies.

Or c’est avec le temps que nous arriverons à mieux connaître qui est ce Christ que nous professons dans la foi comme notre Rédempteur et Sauveur. Pour Jean-Baptiste et les premières communautés chrétiennes ce fut un choc de le rencontrer, une interrogation formidable. « Je ne le connaissais pas » répète le prophète Jean. « Il y a parmi vous quelqu’un que vous ne connaissez pas », disait-il à ceux qui l’interpellaient sur sa mission et son identité personnelle de précurseur. Comment leur parler de lui?

Jean Baptiste accrédite son témoignage sur le fait d’une révélation personnelle qu’il a reçue auparavant. « Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint. » C’est ainsi que Jean a vu en Jésus qui venait à lui l’Agneau de Dieu. Il a vu l’Esprit descendre sur lui et demeurer. Il peut donc nous dire : « C’est lui le Fils de Dieu, l’élu, le Messie. »

Certes il nous faut scruter les formules empruntées par le Baptiste et toute l’Église pour parler correctement du Seigneur Jésus. Ce ne sont pas là des mots magiques. Ainsi la liturgie nous rappelle en chaque Eucharistie que Jésus est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Mais nous avons à laisser ces paroles se répercuter dans nos vies. Elles nous apportent du sens et de la lumière pour notre vie croyante aujourd’hui. L’Esprit du Christ, qui repose en nous depuis notre baptême, cherche à produire des fruits de connaissances et de sagesse. Il nous apprend à connaître le Christ, comme s. Paul et tant d’autres, en le fréquentant, lui qui est le Vivant, le Ressuscité à l’œuvre dans nos vies et dans celles des autres. Il nous faut croire en lui pour le voir et le reconnaître. Et c’est à force de le goûter, de le rencontrer que nous croirons davantage en son œuvre de salut, et que nous entrerons dans son mystère en étant comme lui – dans l’Esprit – les fils et filles du Père. Quel important et beau témoignage nous porterons alors de lui, dans l’humilité même de nos vies croyantes, vies de serviteurs et servantes du Dieu vivant!

Que cette Eucharistie nous établisse davantage encore comme membres du Corps du Christ, marqués du sang de l’Agneau, animés du même Esprit d’amour et de paix.

Fr. Jacques Marcotte, o.p. Dominicain

Jésus et le Publicain Mathieu

1er samedi du temps ordinaire 2026

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2, 13-17

En ce temps-là,
    Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
    En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
    Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
    Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :
« Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
    Jésus, qui avait entendu, leur déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

COMMENTAIRE

Dans ses paroles comme dans ses gestes, dans ses choix comme dans ses prises de position, Jésus nous adresse toujours une parole vivante, une parole pour aujourd’hui. L’appel de Matthieu, le publicain, en est une illustration frappante. À travers ce regard posé sur un homme que tous méprisaient, Jésus nous révèle le vrai visage de Dieu : un Dieu personnel, libre, qui ne se laisse enfermer ni par les cadres humains ni par nos catégories. Un Dieu qui donne à qui il veut, comme il veut, et qui rejoint chacun là où il se trouve. Les lois et la morale sont nécessaires, certes, mais elles ne peuvent jamais limiter la liberté de l’amour de Dieu. Car notre Dieu est un Dieu avec nous, un Dieu qui marche à nos côtés.

Tout au long de sa vie, Jésus n’a pas hésité à bousculer les interprétations légalistes de la foi de son temps. Il s’est souvent opposé à ceux qui faisaient de la loi une fin en soi, rappelant sans cesse que la liberté et la dignité de la personne humaine sont au cœur de la relation à Dieu. Pour lui, l’essentiel passe avant le rite, la personne avant la règle, la miséricorde avant le jugement. C’est dans cet esprit qu’il a appelé ses disciples, et c’est sur ce chemin que l’Église naissante a été invitée à s’engager.

Et si Jésus revenait aujourd’hui, ne l’entendrions-nous pas redire, sur nos places publiques, que l’Église est faite pour l’homme et non l’homme pour l’Église ? Lui, le Serviteur de tous, nous rappellerait que l’Église, son Corps, n’existe que pour servir l’humanité : pour l’aider à grandir, à devenir pleinement elle-même, à avancer sur les chemins de l’humanisation, de la paix, de la justice et de la dignité.

Jésus nous redirait, comme dans l’Évangile de ce jour : « Ce que je veux, c’est la miséricorde. » Il nous inviterait à poser sur le monde et sur nos frères et sœurs le même regard de compassion et de patience que Dieu pose sur chacun de nous. Voilà le chemin incontournable de l’annonce de l’Évangile, hier comme aujourd’hui. Voilà la mission qui nous est confiée.

Fr. Yves Bériault, o.p.

Homélie pour le Baptême du Seigneur

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 3, 13-17

    Alors paraît Jésus.
Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain
auprès de Jean,
pour être baptisé par lui.
    Jean voulait l’en empêcher et disait :
« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,
et c’est toi qui viens à moi ! »
    Mais Jésus lui répondit :
« Laisse faire pour le moment,
car il convient
que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.

    Dès que Jésus fut baptisé,
il remonta de l’eau,
et voici que les cieux s’ouvrirent :
il vit l’Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur lui.
    Et des cieux, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé
en qui je trouve ma joie. »

COMMENTAIRE

Depuis les tout premiers siècles de l’Église, la fête des Rois mages et le Baptême du Seigneur ont toujours été associés à son Épiphanie, c’est-à-dire à sa manifestation au monde, les mages représentant les nations païennes, et le baptême de Jésus marquant le début de son ministère public. 

Dans les quatre Évangiles, ce ministère commence lors de son baptême. Il y a donc là un évènement capital dans la vie de Jésus où à travers signes et symboles, les évangélistes nous dévoilent à la fois l’identité de Jésus ainsi que l’orientation fondamentale que va prendre sa mission parmi nous. On pourrait penser à un tableau impressionniste où les évangélistes nous présentent à leur manière cet évènement déterminant dans la vie de Jésus : il y a l’eau et la foule, la voix de Dieu et la colombe, Jean le Baptiste et ses disciples, et surtout, au milieu d’eux, la présence de Jésus.

Mais précisons d’entrée de jeu que ce baptême que reçoit Jésus n’est pas le baptême chrétien. Il s’agit d’une tout autre démarche de pénitence et de conversion qui n’est pas une coutume juive traditionnelle, mais un rituel qui serait propre à Jean Baptiste et qui survient alors qu’il y a une grande effervescence dans toute la Judée. 

Le contexte historique et social est le suivant. La voix du dernier prophète s’est éteinte 450 ans plus tôt avec la mort du prophète Malachie. Le pays est sans rois depuis près de six cents ans, constamment occupé par des envahisseurs païens, et le peuple se demande quand vont se réaliser les promesses de Dieu tant annoncées par les prophètes de lui envoyer un messie. Déjà, le prophète Isaïe semblait pousser un soupir d’impatience quand il s’exclamait : « Ah ! Si tu pouvais déchirer les cieux et descendre ». Si tu pouvais enfin venir nous sauver!

En réponse à cette attente survient Jean Baptiste. Certains se demandent si ce n’est pas lui le Messie, mais Jean annonce la venue d’un plus grand que lui. Et quand il le reconnaît en la personne de Jésus, il s’étonne de sa présence dans les eaux du Jourdain. Même lui est décontenancé par ce messie qui prend place parmi les pécheurs. La même question s’impose à nous : mais qu’est-ce que Jésus fait là et pourquoi se fait-il baptiser ? 

Pour comprendre, examinons la scène du baptême. Tout d’abord, il y a la voix de Dieu qui se fait entendre, et qui nous dévoile l’identité de Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » Nous avons devant nous le Fils bien-aimé du Père, et sa présence parmi la foule qui se reconnaît pécheresse, nous révèle que le Fils de Dieu assume pleinement notre condition humaine ; il la prend sur lui avec son poids de péchés et de misères, et il marche avec nous, se faisant solidaire des hommes et des femmes en quête de pardon et de bonheur.

Lors de ce baptême, il y a aussi la colombe qui représente l’Esprit Saint. On pense ici à la colombe après le déluge ou encore à l’esprit du Seigneur qui planait sur les eaux, au moment de la création du monde. C’est l’heure de la nouvelle création qui a sonné où le Fils de Dieu nous donne déjà une preuve incroyable de son amour en se soumettant au baptême de Jean. Dans cette action de Jésus, s’exprime à la fois une fidélité entière et radicale à la volonté du Père, ainsi qu’une solidarité avec nous qui le conduira jusqu’à la mort. Et c’est ainsi que par ce baptême qu’il demande et reçoit, Jésus nous prend déjà sur ses épaules, tout comme il prendra sa croix. Celui qui était sans péché, prend déjà sur lui nos péchés et se fait baptiser.

Le baptême du Baptiste n’est toutefois qu’une préfiguration du baptême chrétien. Il sera transfiguré après la résurrection du Seigneur. Désormais, quand ce geste sera posé en Église, ce ne sera plus seulement une volonté de conversion qui sera manifestée, mais il deviendra une adhésion à la vie même du Ressuscité, une remise toute entière de nos vies entre les mains du Père, nous modelant peu à peu à sa ressemblance par le don de l’Esprit Saint.

Malheureusement, trop d’hommes et de femmes ignorent à quel point Dieu les aime et combien cet amour a le pouvoir de transfigurer leur vie. C’est pourquoi il nous faut porter sans cesse le souci et le désir d’annoncer la bonne nouvelle du salut en Jésus Christ.

Il ne s’agit pas de convertir pour faire nombre, pour se rassurer en n’étant pas les seuls à avoir la foi, ou nous réjouir parce que le jubé de notre église serait rempli! Non, il s’agit avant tout de partager avec d’autres le bonheur de croire en Dieu, et son envoyé Jésus Christ, de la même manière qu’on ne peut garder pour soi-même notre émerveillement devant un roman merveilleux, un film qui nous séduit, un coucher de soleil à couper souffle, ou une bonne nouvelle inattendue qui fait irruption dans nos vies. Oui ! Nous voulons alors annoncer cette bonne nouvelle!

Quand nous aimons, il est normal de vouloir partager nos coups de cœur avec les autres. Et il n’y a pas plus grand coup de cœur que la présence de Dieu dans une vie, Lui qui de mille et une manières nous redit sans cesse : « Tu es ma fille bien-aimée, tu es mon fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » Amen.

Fr. Yves Bériault, o.p.

L’ami de l’époux. Homélie pour le samedi 10 janvier 2025

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 22-30

En ce temps-là,
Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ;
il y séjourna avec eux, et il baptisait.
Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim,
où l’eau était abondante.
On venait là pour se faire baptiser.
En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.
Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif
au sujet des bains de purification.
Ils allèrent trouver Jean et lui dirent :
« Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain,
celui à qui tu as rendu témoignage,
le voilà qui baptise,
et tous vont à lui ! »
Jean répondit :
« Un homme ne peut rien s’attribuer,
sinon ce qui lui est donné du Ciel.
Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit :
Moi, je ne suis pas le Christ,
mais j’ai été envoyé devant lui.
Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ;
quant à l’ami de l’époux, il se tient là,
il entend la voix de l’époux,
et il en est tout joyeux.
Telle est ma joie : elle est parfaite.
Lui, il faut qu’il grandisse ;
et moi, que je diminue. »

COMMENTAIRE

L’Évangile de ce matin nous met en présence de Jean-Baptiste qui se dit l’ami de l’époux. Nous le savons, et tout particulièrement ceux d’entre nous qui ont à bénir des mariages, combien l’ami de l’époux et de l’épouse, garçons et filles d‘honneur, témoins, combien ces amis ont un lien des plus étroit et des plus intime avec l’époux et l’épouse. 

Jean Baptiste se situe dans cette dynamique d’intimité et d’attachement à Jésus. Quand il affirme être l’ami de l’époux et non le Christ, il y là non seulement une parole audacieuse, mais aussi profondément provocante, car Jean-Baptiste reconnaît et désigne explicitement en Jésus le Messie attendu, l’Époux. Un thème omniprésent chez les prophètes que celui de l’Époux qui désigne explicitement Dieu et son lien d’amour avec son peuple. Voilà pourquoi Jean-Baptiste peut dire que sa joie est complète, parfaite. Puisque l’Époux, il est là, c’est Jésus lui-même, Dieu parmi nous.

Ainsi, nous achevons ce temps de Noël avec cette même tonalité de la joie qui nous accompagne depuis le début de l’Avent et qui traverse toute l’histoire du salut. Car il faut le souligner, la joie est particulièrement présente dans les Évangiles. Dès le début de l’évangile de Luc, l’ange Gabriel salue Marie en lui disant « Réjouis-toi » (Lc 1, 28). La visite de Marie à Élisabeth fait en sorte que Jean tressaille de joie dans le sein de sa mère (cf. Lc 1, 41). Dans son cantique, le Magnificat, Marie proclame : « Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 47). Quand Jésus commence son ministère, Jean s’exclame : « Telle est ma joie, et elle est complète » (Jn 3, 29). Jésus lui-même « tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit-Saint » (Lc 10, 21).  Son message est source de joie : « Je vous dis cela, dit-il à ses apôtres, pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jn 15, 11). Il promet aux disciples : « Vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie » (Jn 16, 20). 

Oui, la joie est au rendez-vous dans l’Évangile et Jean-Baptiste en est l’annonciateur. Cette joie frappe à la porte de nos souffrances physiques, morales et spirituelles, et elle nous invite au rendez-vous de Dieu, qui est d’accueillir le Christ dans nos vies. 

C’est le pape Benoît XVI qui affirmait dans son encyclique Deus caritas : « À l’origine de l’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un évènement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. »[1]

Cet évènement, frères et sœurs, cette Personne, c’est Dieu lui-même qui s’offre à nous, et c’est pourquoi il n’y a pas de plus grande joie. Cette joie transforme toute vie qui l’accueille. Cette joie, c’est l’amour du Père qui vient nous redire en son Fils combien notre vie est précieuse et combien nous sommes destinés à un bonheur sans fin. 

C’est pourquoi cette joie n’est ni superficielle, ni naïve. Au contraire, elle nous engage pleinement dans le sérieux de l’existence et nous permet de rester debout au cœur des épreuves et des tempêtes de la vie, car sa source est en Dieu lui-même. Dieu parmi nous. Que ce soit là notre joie, et puissions-nous toujours la reconnaître à l’exemple de Jean le Baptiste.

Fr. Yves Bériault, o.p.

[1] Benoît XVI. Lett. enc. Deus caritas est (25 décembre 2005), n. 1 : AAS 98 (2006), 217.