Henri Morgentaler et l’avortement

Le Dr Henri Morgentaler se verra décerner par la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, le plus haut honneur dont ce pays peut honorer ses citoyens, soit la médaille de l’Ordre du Canada. Le Dr Morgentaler a été le principal artisan de la légalisation de l’avortement au canada dans les années 80′.

Maintenant âgé de 84 ans, le docteur Morgentaler estime qu’il a effectué environ 100000 interventions au cours de ses 35 ans de carrière. Il dit qu’il a également enseigné ses méthodes à au moins 100 médecins. Il sourit un peu en donnant le chiffre.

L’Église catholique, de son côté, croit que cette récompense ne doit pas être accordée à M. Morgentaler. Dans un communiqué, l’archevêque de Toronto, Thomas Collins, a écrit : « Le Canada va honorer un homme de médecine qui n’a pas contribué à la guérison, mais plutôt à la destruction en plus de causer une peine incommensurable ». Dans ce même communiqué, Monseigneur Collins qualifie le travail d’Henri Morgentaler « d’assaut contre les plus faibles d’entre nous ».

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Ingrid Bétancourt


L’image est saisissante. À peine descendue de l’avion qui venait de l’arracher à l’enfer de la guérilla, Ingrid Betancourt s’est agenouillée, avec sa mère et les autres otages, pour prier quelques instants sur le tarmac de l’aéroport de Bogota. Revêtu d’une aube blanche, un prêtre était sur place pour accueillir les rescapés et les bénir.

« Je veux d’abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie », répétait-elle, quelques minutes plus tôt, remerciant pour « leurs prières » tous ceux qui ont pensé à elle. « C’est un miracle », lançait-elle encore, débordante d’énergie. Cette foi inébranlable, qu’on avait déjà pu percevoir par divers témoignages ces derniers mois, a sans aucun doute aidé à sa survie pendant ces six longues années et quatre mois de captivité.

Dans une longue lettre rendue publique en décembre dernier, elle confiait que, dans le dénuement, « la Bible » était son « unique luxe ». « Ici rien n’est à soi, rien ne dure », écrivait-elle. « Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (…). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures… c’est vivre et mourir à nouveau. »

Jeudi 3 juillet, elle a eu quelques mots pour ses anciens ravisseurs. « J’ai vu le commandant, qui pendant tant d’années a été responsable de nous, et qui en même temps a été si cruel avec nous. Je l’ai vu au sol, les yeux bandés. Ne croyez pas que j’étais joyeuse, j’ai senti de la pitié pour lui, parce qu’il faut respecter la vie des autres, même s’ils sont vos ennemis. »

Source : Journal La Croix