Bonne et heureuse année 2012!

Alors qu’aux voeux à peine émis de la nouvelle année 2012 se mêleront toujours les cris de violence et les bruits de canons dans notre monde, nous portons aussi en nous chrétiens, les promesses inouïes de cette nuit de Noël, de cette Épiphanie, que nous venons à peine de célébrer.

Pourtant, pas besoin d’être un grand analyste de l’état du monde pour constater que l’on attend toujours ce règne de paix. La paix universelle nous échappe toujours. Le monde a-t-il vraiment changé depuis cette nuit de Bethléem? Est-ce que la venue du Christ a véritablement changé la face de notre monde? Nous ne savons pas comment aurait évolué notre monde sans cette influence déterminante du christianisme sur l’Histoire et la pensée humaine, mais ce que nous savons, c’est que la suite du Christ a transformé radicalement la vie d’une multitude d’hommes et de femmes au cours des siècles. Ils ont pris sur eux-mêmes, au nom de l’Évangile de transformer cette Terre, d’inaugurer des relations de paix, de justice et de miséricorde partout où ils passaient.

Des germes de paix et de justice sont nés dans le sillage de l’action de ces millions de témoins, comme de jeunes pousses au printemps qui parfois n’ont vécu que le temps d’une journée… Mais qu’importe, ils ont semé la bonne nouvelle et encore aujourd’hui cette espérance nous interpelle. Il ne s’agit pas ici d’une espérance à la petite semaine, d’une espérance facile et béate. Elle est profonde comme la mer cette espérance à l’image de la connaissance du Seigneur qui nous est promise. Elle est de tous les combats cette espérance, de toutes les luttes et c’est elle qui nous rend capable de nous engager, de nous aimer les uns les autres, de pardonner, de changer notre cœur, de recommencer quand tout s’écroule, de reconstruire… C’est cette espérance têtue et obstinée que nous devrions demander au Seigneur en ce début d’année 2012.

À tous les fidèles lecteurs et lectrices du blogue du Moine ruminant, une sainte année 2012!