Je serai l’amour…

« Considérant le corps mystique de l’Église, je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par saint Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous […]. La Charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d’Amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang […]. Je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux […], en un mot, qu’il est éternel. » (Manuscrit Auto. B3 v)

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus