Retour de voyage – Sur les pas d’Etty Hillesum (8 – Fin)

Place du marché - Deventer

Place du marché – Deventer

À Deventer c’est le jour du marché, une coutume très européenne, et la place centrale de la ville est inondée des comptoirs des marchands ambulants, alors qu’une foule nombreuse se faufile parmi toutes les denrées offertes. Y passe même une procession funéraire, précédée par une femme habillée de noire et qui bat lentement une grosse caisse. Les gens se recueillent un peu alors que passe le cercueil et l’animation reprend tout de suite après. La vie poursuit son cours. Il fait un temps splendide, les terrasses sont bondées. Je suis impressionné par la beauté de cette ville, qui semble préservée des touristes et qui a un caractère très médiéval dans sa vieille partie.

Etty Hillesum Centrum

Etty Hillesum Centrum

Le but de notre visite est le « Etty Hillesum Centrum » consacré à la paix. Beaucoup de lycéens viennent visiter ce centre afin d’échanger sur ce que cela signifie vivre dans une société pluraliste. On y traite de thèmes tels que la paix, le dialogue interreligieux, du racisme, etc. Deux responsables nous attendaient, car nous avions pris contact avec eux préalablement.

Etty Hillesum Centrum

Etty Hillesum Centrum

Nous visitons le seul centre de ce genre consacré à Etty Hillesum, bien que l’Université de Gand ait un programme d’études consacré à Etty Hillesum. Nous y passons près de deux heures à recueillir une foule d’information, et nous terminons par un documentaire préparé par des lycéens de Deventer à propos d’Etty Hillesum. Une visite des plus satisfaisantes qui marque la fin de notre périple sur les traces d’Etty Hillesum. Ce voyage m’a donné des idées pour d’éventuelles publications sur Etty Hillesum. Il faudra revenir en Hollande avant longtemps…

15 septembre 1942 :Pourquoi ne m’as-tu pas faite poète, mon Dieu? Mais si, je suis poète, je n’ai qu’à attendre patiemment que lèvent en moi les mots qui porteront le témoignage que je crois devoir porter, mon Dieu : qu’il est beau et bon de vivre dans ton monde, en dépit de ce que nous autres humains nous ingligeons mutuellement.