Une petite fille dit à sa mère…

Une petit fille dit à sa mère: « Maman, j’ai envie de dessiner Dieu ». Sa mère lui dit « Prends tes crayons de couleurs, du papier et dessine ». La petite fille s’installe la table et réfléchit à ce qu’elle va faire. Elle revient trouver sa mère et demande: « Maman, est-ce qu’il est grand, Dieu ? ». « Oui, ma fille, Dieu est très grand », lui dit la mère. La petite fille revient s’asseoir, prend un crayon et s’arrête encore. Elle revient trouver sa mère: « Maman, Dieu, est-ce qu’il est beau ? ». « Oui, lui dit sa mère, Dieu est très beau ». La petite fille revient table , réfléchit encore devant son papier et revient trouver sa mère: « Maman, j’ai décidé de ne pas dessiner Dieu, j’ai trop peur de l’abîmer ».

Le parfum de Dieu

« Une fois, il y a de cela bien des années, le chevrotin porte-musc des montagnes est hanté par un souffle de parfum musqué. Il s’élance de jungle en jungle, àl poursuite du musc. Le pauvre animal renonce à la nourriture, à la boisson, au sommeil. Il ne sait pas d’où vient l’appel du musc, mais il est contraint de le poursuivre à travers ravins, forêts et collines jusqu’à ce qu’enfin, affamé, harassé, épuisé et marchant au hasard, il glisse de la cime de quelque roche et tombe mortellement brisé, corps et âme. Son dernier acte avant de mourir est d’avoir pitié de lui-même et de lécher la poitrine… Et voici que sa poche à musc s’est déchirée en tombant sur le rocher et répand son parfum. Il halète profondément, essaye de respirer le parfum, mais il est trop tard. Oh! mon fils bien-aimé, ne cherche pas au-dehors le parfum de Dieu, pour périr dans la jungle de la vie, mais cherche ton âme, et vois, il sera là » (Henri, Caffarel, Lettres sur la prière, Paris, Éditions Feu Nouveau, 1961, p.82).Ce texte pourrait servir de commentaire à l’évangile d’aujourd’hui où l’on voit Marie, la soeur de Lazare, verser un précieux parfum sur les pieds de Jésus et les essuyer avec ses cheveux. Comment ne pas évoquer l’exhortation de saint Paul aux Corinthiens : « Soyez la bonne odeur du Christ » (2Co 2,15)